Neuf énoncés d’exercices sur la notion de produit scalaire (fiche 01).

Soient distincts. Pour tout couple
de polynômes de degré inférieur ou égal à 1, on pose :
Vérifier que cette formule définit un produit scalaire sur et que la famille
est une base orthogonale.
Proposer ensuite une généralisation de ce résultat.

Soit un
espace vectoriel muni d’un produit scalaire.
A tout vecteur on associe la forme linéaire :
On dispose ainsi d’une application de
vers son dual (le dual de
est, par définition, l’espace des formes linéaires sur
c’est-à-dire
Montrer que si est de dimension finie, alors
est un isomorphisme.
Que peut-on dire si est de dimension infinie ? [ cette question est plus difficile ]

L’inégalité de Cauchy-Schwarz figure dans le top 3 des inégalités les plus importantes en mathématiques (en concurrence, sans doute, avec l’inégalité triangulaire et celle des accroissements finis …).
Dans cet exercice, on étudie deux preuves. La première est la plus commune. La seconde est due au mathématicien Paul Halmos (1916 – 2006).
On considère un espace préhilbertien (réel) ainsi qu’un couple
de vecteurs de
On se propose de montrer que :

Preuve 1
On pose pour tout :
Conclure en examinant les propriétés de l’application
Preuve 2
On suppose que et
sont non nuls. Conclure en développant l’expression :

Soit un espace euclidien et soit
une forme bilinéaire sur
Montrer qu’il existe
tel que :

Soit un espace euclidien de dimension
et soit
On considère l’application :
Montrer que est bornée et calculer ses bornes inférieure et supérieure.

Si est continue, positive et d’intégrale nulle, alors
est l’application nulle.
Prouver ce résultat et en déduire que si est continue et strictement positive, alors la formule :

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Quelles hypothèses plus faibles peut-on faire sur sans altérer ce résultat ?

On note l’espace des applications de classe
de
dans
Pour tout
on pose :
Prouver que est une norme sur

Calculer :
On pourra penser à la notion de projection orthogonale sur un sous-espace de dimension finie.

Soit l’espace des applications continues de
dans
muni du produit scalaire défini par :
Pour toute partie fermée de
on note :
Déterminer
Est-il restrictif de se limiter aux parties fermées ?
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